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Office de Tourisme de Sévérac d'Aveyron
5 rue des Douves
12 150 Sévérac-le-Château
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Sévérac-le-Château... aux Sources de l'Aveyron

Sévérac-le-Château ... aux Sources de l'Aveyron

Altitude : 740 m / Population : 2458 Habitants

Présentation

Carrefour routier et gare d'embranchement, la ville de Sévérac-le-Château s'est toujours trouvée à la croisée des chemins. Au temps des relais de poste, Sévérac-le-Château constituait une étape sur la route allant de l'Auvergne au Languedoc (Nord-Sud), ainsi que sur la route reliant Rodez à Florac (Ouest-Est).

Situation :

Sévérac-le-Château, domine le bassin étroit alluvial formé par l'Aveyron qui prend sa source à l'Est de Sévérac. La ville se trouve sur les Causses et dans le Parc Naturel Régional des Grands Causses.
Situé à une altitude de 740m, Sévérac a un climat continental adouci par les influences méditerranéennes.
La pluviométrie relevée sur une dizaine d'années est de 940 mm. (Sources : Albert Ginisty - l'Aveyron - Connaissance du Rouergue).

Historique de la ville :

Sévérac-le-Château est une agglomération double, formée de deux quartiers bien distincts qui illustrent des avantages tour à tour exploités : un site escarpé, facile à fortifier (le château) et une situation de carrefour favorable aux échanges (la gare).
 
Sans doute utilisée dès l'époque romaine, la butte ne prit toute sa valeur qu'au Moyen Age lorsqu'elle devint le siège d'une puissante baronnie dont l'autorité s'étendait jusqu'aux gorges du Tarn. Ses seigneurs furent de toutes les luttes, de toutes les intrigues : croisade des Albigeois, guerre de Cent Ans, place forte protestante...

Sans doute victime de cette tumultueuse histoire, la bourgade née au pied des remparts mit du temps à grandir. Il lui fallut attendre la création des grandes routes royales de l'Auvergne au Languedoc, puis de Rodez à Florac. A leur croisement, vin, bétail, fromages, étoffes alimentaient un fructueux négoce : un faubourg naquit au pied de la butte. Puis à la fin du XIXème siècle, la bifurcation de la voie ferrée venant de Béziers vers le Nord (Neussargues) et vers l'ouest (Rodez) favorisa l'installation d'un dépôt de locomotives, d’ateliers de réparation et d’un quartier neuf peuplé de cheminots. Ce fut « Sévérac-Gare ».

La vieille ville, dans laquelle on entre par une porte fortifiée, conserve au long de ses ruelles d'intéressantes maisons des XV et XVIème siècles avec des tourelles en encorbellement, notamment la maison des Consuls, dans la rue de la ville donnant sur le marché couvert, qui présente une très belle fenêtre avec un encadrement finement sculpté et aussi la fameuse "Maison de Jeanne" sans doute la plus ancienne maison du Rouergue.

Avec l'arrivée du chemin de fer et le développement de la ligne Rodez - Millau, en 1880, la gare de Sévérac connaît un important trafic qui ne cessera d'augmenter avec la ligne des Causses : Paris - Millau - Béziers.
Sévérac est alors une ville cheminote forte de 1 800 habitants autour du seul quartier de la gare. C'est une véritable plaque tournante entre Millau - Béziers, Rodez - Toulouse et Marvejols - Clermont-Ferrand. Sévérac a également été, jusqu'en 1953, un dépôt de locomotives à vapeur.
L'arrivée de l'A 75, en 1990, renforce encore aujourd'hui ce rôle de ville-relais.

Les activités tertiaires (tourisme, commerces, administrations, santé) et agricoles sont particulièrement développées à Sévérac-le-Château. 

Dates importantes de l’histoire de Sévérac-le-Château, de ses origines à nos jours

- 2500 : Traces de peuplement sur la région (nombreuses nécropoles mégalithiques : dolmens)
- 50 : Colonisation de la région par les Romains

Les Sévérac
Vers 883 : Premières mentions écrites du nom de Sévérac : Severiacum (propriété de Severus, probablement nom d'un grand propriétaire foncier de l'époque). Sévérac est le siège d'une viguerie (viguier : délégué par le seigneur pour la basse justice et les autres administrations du domaine)
1003 : Gui Ier fonde probablement le couvent de Bénédictines et l’église Saint Sauveur
1214 : Déodat de Caylus, cathare et seigneur de Sévérac, se soumet à Simon de Montfort (pendant la croisade des Albigeois)
1270 : Avant de partir à la croisade, Gui IV accorde des allègements et des franchises d'impôts importants aux habitants de Sévérac
1418-1422 : Amaury de Sévérac (1365-1427), Maréchal de France, baron de Sévérac, crée les foires de Laissac et Sévérac. Il fait réaménager la fontaine romane de la Cité Médiévale

Les d’Armagnac
1427 : A la mort d'Amaury de Sévérac, la famille d'Armagnac hérite des terres des Sévérac
1435 : Agrément par Jean IV d'Armagnac de la charte présentée par les Consuls, institution qu'il vient de créer
1444 : Le dauphin, futur Louis XI, prend le château par la force et confisque les biens de la famille

Les Arpajon
1508 : L'héritage d'Amaury de Sévérac, après un procès de 92 ans, revient à Gui d'Arpajon (Arrêt du Parlement de Paris).
1560 : Antoine d'Arpajon, baron de Sévérac, adhère au protestantisme
1569 : Charles d'Arpajon prend le commandement du parti calviniste en Rouergue
1586 : Charles d'Arpajon défend victorieusement le château contre le duc de Joyeuse (commandant d'une armée du roi de France catholique)
1620 : Jean V d'Arpajon abjure le protestantisme. Reconstruction de l'église Saint-Sauveur
1607-1650 : Reconstruction du nouveau château de Sévérac dans le style Renaissance- préclassique
1637-1679 : Sous le marquis Louis VI (1590-1679), duc et pair de France, la famille des Arpajon, barons de Sévérac, atteint son apogée

1654 : La chapelle Notre-Dame de Lorette est bâtie sur une colline face au château
1692 : Perte des pouvoirs des consuls ; le roi Louis XIV nomme un maire pour la communauté.
Sous Louis XV et Louis XVI sont tracées les routes royales qui deviendront les nationales 9 (de Béziers à Moulins : axe Paris -Espagne) et 88 (de Toulouse à Lyon)

La période révolutionnaire
1793 : La guillotine est installée à Sévérac-le-Château. Le château est mis sous séquestre.
1794 : La duchesse de Biron, marquise de Sévérac, meurt sur l'échafaud à Paris.
1799 : Vente du château à M. Couret, marchand de biens

Développement de Sévérac-le-Château par les voies de communication
1840 : Ouverture de la route Florac-Mende
1880 : Ouverture des voies ferrées Rodez-Sévérac-Millau et essor du quartier gare
1888 : Ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Espagne
1920-30 : La population de la commune atteint un maximum de 3500 habitants (2524 en 1999)

Préservation du patrimoine
1932 : Décret de classement du château au titre des Monuments Historiques
1936 : Premiers travaux de sauvegarde du château sous l'égide du ministère des Beaux-Arts
1966 : Achat du château par la commune
1986 : Intensification des travaux de restauration du château

1998 : Arrivée de l'autoroute A 75 (axe Clermont Ferrand - Béziers); ouverture de l'aire de l'Aveyron et de la Zone d'Activités Départementale ; Début de l'aménagement de la route nationale 88 en 2 fois 2 voies.

2000 : Début des travaux de réaménagement du quartier gare

La chapelle Notre-Dame de Lorette

En 1651, le duc Louis d’Arpajon, seigneur du château de Sévérac aurait fait construire, en face de la butte de Sévérac, cette chapelle en expiation de la mort de son épouse Gloriande de Thémines (qu’il aurait fait assassiner) et pour racheter les crimes de sa mère, Jacquette de Clermont.
 Il accomplit auparavant un pèlerinage à Rome et à la Santa Casa de Lorette en Italie. Il s’agit de la maison natale de Marie à Nazareth. Cette bâtisse aurait été transportée par bateau par plusieurs croisés de Palestine en Italie.

La chapelle Notre-Dame de Lorette de Sévérac est la réplique exacte de la Santa Casa de Lorette en Italie. Devant l’afflux des pèlerins, le duc d’Arpajon fit bâtir, dès 1658 la chapelle Saint Joseph attenant à N-D de Lorette, puis la chapelle Saint Louis au-dessous de laquelle une autre chapelle fut dédiée au Saint Sépulcre.
Enfin, les logements pour 12 ecclésiastiques furent terminés en 1666. La communauté y vécu 130 ans.

La chapelle N-D de Lorette contient le cœur du duc, celui de sa mère et celui de sa seconde épouse, Marie de Simiane.

Sous la Révolution, les bâtiments furent pillés, profanés puis vendus comme biens nationaux.
Le sanctuaire de la colline ne fut restauré qu’en 1854 lorsque les pèlerinages se développèrent à nouveau. Aujourd’hui encore, les exploitants agricoles du canton et du Massegros (en Lozère) viennent prier N-D de Lorette pour demander la pluie lorsque la sécheresse de l’été devient trop brûlante.
Depuis quelques années des bénévoles assurent la restauration de l’édifice, et en particulier les logements de l’ancienne communauté ainsi que la chapelle Saint Louis.

L’histoire de la Statue de N-D de Lorette : Au cours de ces pillages, une statue de la Vierge Marie fut profanée. Une petite bergère, Marie Verlac, du hameau de Cayrac, dissimulée dans les taillis n’avait rien perdu de la scène et s’empressa de déplacer la statue dans une haie, pour venir la chercher la nuit et la cacher dans une grange du hameau de la Calsade en contre bas.
C’est ainsi que chaque soir, au moment de la prière familiale, la bergère ne manquait pas d’ajouter « un Pater per ocquelo qu’es ol palio » (un Notre Père pour celle qui est cachée dans la grange), sans que quiconque ne comprit le sens de ses propos. Lorsque le culte fut rétabli, marie dévoila la présence de la statue qui fut portée dans l’église paroissiale Saint Sauveur, où elle se trouve encore aujourd’hui.

L’ascension de cette butte (Puech de Gudet), face au château, est très agréable. Vous découvrirez au sommet la chapelle et un beau point de vue sur le bourg et le château.

L’ancienne paroisse de Saint Chély

Située à 2 km au Sud de Sévérac-le-Château, l’église de saint Chély fut très longtemps l’unique paroisse du Sévéragais. Ce n’est qu’en 1150 que les habitants du bourg de Sévérac récupèrent l’église du monastère de bénédictines situé dans la cité médiévale. Les habitants ont dès lors leur église, paroissiale et monastique, au cœur de leur cité. De nouveau sans paroisse entre 1407 et 1787, les habitants du bourg dépendent de la paroisse de Saint Chély. Après le Concordat (1801), la moitié des fidèles seront orientés vers d’autres églises plus proches de leur lieu d’habitation.
En 1965, Saint Chély est rattachée à la paroisse Saint Sauveur de Sévérac.

Le titulaire de cette paroisse est Saint Eloi (Eligius en latin), nom qui en s’altérant est devenu Saint Chély. Né en 588 en Limousin, il devint trésorier du roi Dagobert. A la mort de celui-ci, il se fit prêtre. En 641, il est consacré évêque de Noyon-Tournai (Oise). Il évangélisa les Flandres et la Frise avant de s’éteindre en 660.

Visite : l’édifice est actuellement en restauration grâce à l’action de bénévoles. Une animation sonore et un éclairage de l’édifice sont en projet afin de vous faire profiter au maximum de la beauté de ce lieu.

Saint Dalmazy

La première église de Saint Dalmazy fut sans doute construite au IXème siècle par les moines du monastère fortifié de La Canourgue dépendant de l’abbaye de saint Victor de Marseille.
Au début du XIIème siècle, la communauté de bénédictins de Saint Théofred reçut le monastère de Saint Sauveur (dans Sévérac), les prieurés de Sévérac et les églises de Saint Dalamazy et de Gaillac d’Aveyron.
Le corps principal du bâtiment est construit sur un plan basilical dont le principal élément est une salle rectangulaire divisée en trois parties (les deux bas côtés et la nef).
Au XVIIème siècle, l’église abbatiale, agrandie, devient également paroissiale.

Saint Dalmas : évêque de Rodez du VIème siècle qui bâtit la première cathédrale de la ville et délimita et structura les paroisses en Aveyron, dont celle du sévéragais, Saint Chély

Le moulin de la Calsade

L’édifice fut probablement construit entre le XIème et le XIIème siècles par les moines du Puech Agudet (où se trouve actuellement Notre-Dame de Lorette). Entre 1790 et 1792, le moulin est modernisé : creusement des bassins - réservoirs, édification de la digue de l’étang, aménagement d’un canal pour amener les eaux du Verlinque et d’une cascade pour le trop plein.

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Mairie de Sévérac-le-Château
9, rue des Douves
12150 Sévérac-le-Château
Tél. : 05 65 47 62 63
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  Communauté de Communes de Sévérac-le-Château Parc naturel régional des Grands Causses Conseil général de l'Aveyron Région Midi-Pyrénées

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